Comment tout a commencé ?
„Pendant longtemps, j’ai éclairé des décors de théâtre. Après une répétition, la salle est restée dans le noir, et seul un fin faisceau tombait sur une surface vide – j’y ai soudain vu un chemin, un « après ». Peu de temps après, un ami est décédé. J’ai compris à quel point les gens ont besoin d’images qui disent doucement : « Tu peux tenir bon. Ça continue. » C’est de ce mélange de lumière, de silence et d’adieu que sont nés mes premiers tableaux.”
Pourquoi le nom d’artiste « Elio Lumen » ?
„« Elio » évoque le soleil, « Lumen » la lumière. C’est exactement ce qui m’importe : pas des figures qui « prouvent » quelque chose, mais la lumière comme direction. Quand une bande de clarté traverse une surface, quand l’eau se calme ou qu’une forme de couronne étroite rassemble le regard – un espace s’ouvre pour l’espoir, sans grands discours.”
Pourquoi un langage d’images chrétiennes – et pourtant moderne ?
„Beaucoup de symboles sont ancrés en nous, même si nous ne fréquentons pas l’église : chemin, eau, couronne, colombe, berger, tombeau vide. Je les utilise de façon réduite – comme signes universels de consolation, de nouveau départ, d’appartenance. Ce qui m’intéresse, ce n’est pas l’historique, mais l’aujourd’hui : qu’est-ce qui m’aide maintenant à respirer et à avancer ? C’est pourquoi je renonce au pathos et je raconte avec le calme, la surface et la lumière.”
Qu’est-ce qui distingue tes œuvres des images d’église classiques ?
„Pas d’illustration, pas de clinquant doré comme apparat, pas de surcharge. Je travaille avec des tons neutres mats, des vides, des traces grossières de couteau et un or très ciblé – plutôt comme accent discret. Les tableaux ne doivent pas dominer, mais accompagner. Ils fonctionnent comme une courte phrase juste : claire, calme, porteuse.”
Que devraient déclencher les tableaux ?
„Pas d’illustration, pas de clinquant doré comme apparat, pas de surcharge. Je travaille avec des tons neutres mats, des vides, des traces grossières de couteau et un or très ciblé – plutôt comme accent discret. Les tableaux ne doivent pas dominer, mais accompagner. Ils fonctionnent comme une courte phrase juste : claire, calme, porteuse.”